Transchablaisienne

En 1997, le CLE, avec ses partenaires locaux, avait obtenu gain de cause.

Le projet d'autoroute transchablaisienne était stoppé et l'arrêté d'utilité public cassé par le Conseil dÉtat.

Motif invoqué, le coût de la construction était demesuré par rapport au trafic attendu de 10'000 véhicules/jour

Résumé et liens Wikipedia et autres

Autoroute A400 (France)
L'Autoroute A400, dite Autoroute du Chablais ou Autoroute transchablaisienne, est un ancien projet autoroutier français dans le département de la Haute-Savoie.

Le numéro A400 est resté inutilisé depuis l'abandon du projet. Et cette autoroute ne sera sûrement qu'une voie rapide reliée à l'A40 et gérée par la DDE de la Haute-Savoie.

 

Liens externes
Décret déclarant l'A400 d'utilité publique
Décision du Conseil d'État du 28 mars 1997
Site des partisants "Oui au désenclavement du Chablais"

 

 

Le projet "aspirateur à voitures" de 2008
Le projet "aspirateur à voitures" de 2008

Projet relancé en février 2012

L'ex-ministre de l'environnement valide l'autoroute

Selon la Tribune de Genève du 27 février 2012, juste avant de démissionner, la ministre de l'environnement et des transports (aujourd'hui porte-parole de Nicolas Sakorzy) donne son accord pour la construction d'une route à quatre voies à péage reliant Machilly à Thonon.
On se souvient de la visite à Thonon d'un autre ministre sur le départ, Dominique Bussereau en septembre 2010. Lui aussi était venu annoncer une bonne nouvelle, l'Etat français ne financera pas la route mais il étudie un partenariat public privé pour une route à péage, pour ne pas dire une autoroute.

Puis quelques mois plus tard le Conseil Général annonçait son intention d'un financement à 50%, décision votée en Assemblée le 24 octobre dernier. Christian Monteil son président écrit donc à la ministre pour débloquer le dossier. Oh miracle, la ministre répond in extrémis juste avant de démissionner.

Oui, nous soutenons de projet de nouvelle déclaration d'utilité publique pour un péage à Machilly explique-t-elle dans une lettre au pésident Monteil. Et de poursuivre que le préfet de région Carenco est chargé de rendre rapidement, en avril, une étude des sommes que rapporterait ce péage.

Une annonce fort opportune qui tombe juste avant les élections explique Jean Christophe Bernaz de l'association "Oui au désenclavement du Chablais". Car en fait pour qu'il y ait péage, il faut une nouvelle Déclaration d'Utilité Publique, avec avis des opposants. Et là cela risque de coincer. Conséquence, Jean Christophe Bernaz ne croit pas un instant à cette nouvelle annonce.
(...)

 

Commentaire du CLE :

Effet d'annonce...

 

Lien vers la décision du Conseil d'état de 1997 annulant la décision d'utilité publique (DUP)

"Mise au placard" en juin 2013

Infrastructures de transport en France: retour au réalisme

La commission Mobilité 21 propose deux scénarios au Gouvernement français. Mais la priorité sera donnée à l'entretien et à la modernisation des réseaux plutôt qu'aux grands projets incompatibles avec l'état des finances publiques.


Le président de la commission Mobilité 21, Philippe Duron, a remis le 27 juin 2013 au ministre chargé des transports, Frédéric Cuvillier, le rapport sur les grandes infrastructures de transport intitulé "Pour un schéma national de mobilité durable". Source : Actu-environnement

Pour en savoir plus:

Actu-Environnement 28 juin 2013

Le rapport complet, pdf ci-après

Mobilité 21 "pour un schéma national de mobilité durable"
Mobilité21.pdf
Document Adobe Acrobat 2.6 MB

Pour le bassin lémanique cela implique la “mise au placard” du projet de Transchablaisienne”

En effets le projet de “désanclement routier du Chablais” figure dans le rapport “Mobilité 21” pour un montant de 270 millions d’Euros, dans la catégorie “Projets lointains” dans les deux scénarios qui comportent trois catégories chacun.

Premières priorités, deuxièmes priorités et projets lointains. 

 

Voici le texte de justification de mise au placard du projet

 

Désenclavement routier du Chablais 

Le projet de désenclavement routier du Chablais consiste en la réalisation d’une route à 2x2 voies d’environ 30 km, entre l’est de Thonon-les-Bains et l’A40 au sud d’Annemasse. Il vise à améliorer la desserte et l’accessibilité du Chablais, territoire montagneux situé entre le lac Léman au nord, la frontière suisse à l’est, la vallée de l’Arve au sud-est et les monts du Chablais au sud. Ce projet fait suite à l’annulation par le Conseil d’État en 1997 de la déclaration d’utilité publique de l’autoroute du Sud-Léman (A 400) pour insuffisance d’intérêt public au regard du coût de l’aménagement. 

 

Les éléments dont la commission a disposé pour se forger une opinion sur l’urgence de réalisation du projet ne permettent pas de faire ressortir que le projet constitue pour le système de transport une priorité à ce stade. La commission relève en outre que le projet est controversé quand à son intérêt et ses enjeux. 

 

Dans ce contexte, la commission classe le projet dans la catégorie des projets plus lointains. Elle recommande d’examiner les travaux de modernisation qui pourraient être entrepris sur les axes existants pour faciliter les conditions de circulation. 

 

Projet d'agglo du Grand Genève

Dans le Projet d’agglo du Grand Genève (charte de juin 2012) ce sont les mesures 16-39 et 16-40 pour un montant total de 380 millions de francs, payés hors projet d’agglo, donc sans co-financement suisse, avec une réalisation alors envisagée entre 2019 et 2022

Voir le site de la CEST qui en fait état 

C’est donc le deuxième refus de l’État français d’entrer en matière sur ce projet pour insuffisance d’intérêt public, après celui de 1997.