Rapport d'examen de la Confédération

PA2 du Grand Genève

Oui...

(extrait du rapport p6)

 

Le projet d’agglomération Grand Genève (projet franco-valdo-genevois) de 2ème génération est cohérent avec celui de 1ère génération. Il affiche la volonté de structurer l'agglomération transfrontalière afin de rééquilibrer la répartition des emplois et de la population entre les différents territoires de l’agglomération. Il a en outre le dessein de coordonner au mieux le développement de l’urbanisation et des transports sur l’ensemble du territoire concerné. La vision d’ensemble se traduit en stratégies sectorielles cohérentes qui se concrétisent sous forme de mesures.

 

Le schéma d’agglomération constitue une bonne base pour orienter les planifications territoriales des différentes parties de l’agglomération. Il propose une hiérarchie urbaine composée de centralités et de périmètres stratégiques de développement urbain (PSD). Ces derniers sont en outre ancrés dans le plan directeur cantonal genevois. La méthode de mise en œuvre proposée – au travers des périmètres d'aménagements concertés d'agglomération (PACA) et des PSD – rend très crédible la traduction du schéma en actions concrètes. Quant au concept paysager, il permet – de par son degré de concrétisation et sa mise en œuvre avancée – de limiter l'importante pression de l’urbanisation sur les espaces ouverts et ainsi de soutenir l’urbanisation vers l’intérieur.

 

Une force du projet d’agglomération réside dans le développement d’un réseau de transports publics cohérent et hiérarchisé aux différentes échelles territoriales. La poursuite de la réalisation des axes forts radiaux permet une coordination judicieuse des transports publics avec le développement des centralités secondaires et des périmètres stratégiques. Les liaisons tangentielles et le système urbain de trams et bus à haut niveau de service radiaux complémentaires connaissent un premier développement. Le développement conséquent des itinéraires structurants de mobilité douce (voies vertes) constitue également un point fort du projet Grand Genève.

 

...toutefois

 

Toutefois, malgré une bonne conception en matière de structuration territoriale, le projet d’agglomération ne comprend encore que peu de mesures concrètes visant à réglementer l’implantation d’installations à forte fréquentation (IFF), à diminuer l’importance des zones à bâtir en périphérie ainsi qu’à réglementer les nouvelles mises en zone sur l’ensemble de l’agglomération. Le développement urbain concentré le long des axes forts, ainsi que l’inflexion en matière de consommation de surface sur la partie française de l’agglomération, sont limités. L’amélioration de l’offre en transports publics en France ne peut de ce fait prétendre à une efficacité suffisante, notamment pour les flux pendulaires.

 

Une autre faiblesse du projet réside dans l’absence de mesures concrètes permettant de maîtriser la croissance du trafic individuel motorisé et l’accessibilité pour ce mode au cœur d’agglomération.


Le développement conséquent des transports publics et de la mobilité douce devrait avoir une influence positive sur la répartition modale dans l’aire urbaine d’agglomération centrale. Il devrait en résulter un impact sensible sur la qualité de l’air et sur le bruit ainsi que, dans une certaine mesure, sur la sécurité des déplacements.

L’absence de mesures visant à limiter la croissance du trafic individuel motorisé ne permet toutefois pas d’attendre des progrès significatifs dans ces domaines.

 

 

Le projet d’agglomération Grand Genève (PA1 et PA2) présente, un coût d’investissement de 1444.23 millions de francs. 

 

Proposition pour la contribution de la Confédération aux mesures cofinancées de la 2ème génération: 40%

 

Rapport d'examen de la Confédération pour le Grand Genève
Rapport d'examen Grand Genève 2014.pdf
Document Adobe Acrobat 525.4 KB