Réhabiliter le rail au sud du Léman

 

 

transfert modal de la route au rail par le rééquilibrage des modes de transports

2004

 

Introduction

 

Le réseau ferroviaire du bassin lémanique, au nord de la Haute-Savoie, est laissé en l’état, aucune amélioration significative de l’infrastructure n’ayant été faite depuis plusieurs années. La liaison des réseaux CFF et RFF au sud de Genève n’est toujours pas réalisée, mais cependant le vieux projet de liaison à hauteur de Genève prend enfin corps, par la volonté du canton de Genève. En revanche la ligne ferroviaire du sud Léman, dite du«Tonkin», reste désaffectée entre Evian et la frontière sans volonté d’une réhabilitation par les pouvoirs publics. Les milieux politiques français et les administrations concernées prennent des positions fluctuantes et diverses, indifférentes à une amélioration substantielle du réseau ferroviaire, le réseau routier étant l’objet de toute leur attention. Or le réseau routier se sature progressivement malgré les extensions de sa capacité, notamment autour de Genève du fait d’un trafic frontalier croissant. Ce qui entraînent toutes les nuisances connues en la matière. Les associations réunies au sein du CLE considèrent  que le désengorgement de la route passe par un transfert substantiel de trafic de la route au rail, ce qui implique la réhabilitation du rail au sud Léman.  Elles proposent à cette fin un objectif global, s’inscrivant dans le développement durable, décliné en objectifs partiels en fixant des priorités de réalisation, conscientes des obstacles de toutes natures à franchir.

 

 

L'importance de la ligne sud- Léman

 

La ligne Bellegarde (Longeray) - St Maurice (Les Paluds) constitue l’ossature principale du réseau au sud du Léman, communiquant avec le réseau général du territoire français, notamment en direction de Paris et de Lyon, et sur laquelle se branchent les autres lignes irriguant le nord de la Haute-Savoie Elle recevra  la liaison CEVA avec Genève. La réouverture de la section Evian-St Gingolph rétablirait la liaison entre le Chablais savoyard et le Chablais suisse.  Cette ligne constituerait ainsi la maillon principal d’un RER, complétant le réseau TER actuel. Elle vient d’être l’objet d’une étude concernant le fret,  objet d’une analyse détaillée disponible au CLE dont on donne ci-après un résumé; sa capacité est traitée plus loin.

 

Réseau ferré actuel
Réseau ferré actuel

 

L'essentiel des objectifs

 

L’étude montre qu’il est nécessaire d’améliorer de manière urgente et significative l’offre ferroviaire au sud Léman. Quel que soit le mode de transport, les investissements sont lourds et tout ne peut pas être fait à la fois. Il faut choisir en tenant compte des besoins, de l’impact sur l’environnement et de la situation économique. Or, le tarissement des sources de financement est tel qu’un basculement significatif de la route au rail de la masse des investissements des collectivités publiques devient impératif. Ce qui signifie que les opérations ferroviaires énumérées ci-après, doivent être considérées comme prioritaires par rapport à la route.  Il faut redéployer sur le rail les financements prévus pour les routes en Haute-Savoie hors contournement de Thonon, sauf ceux qui concernent des aménagements de sécurité ponctuels.

 

La priorité des circulations ferroviaires doit être donnée aux voyageurs, l’essentiel du fret devant circuler de nuit.

 

 

Longue de 19 kilomètres, la ligne reliait le Valais Suisse au Chablais français.